Éclairages, Écrans : santé et bien-être

Les effets de la lumière artificielle sur l'être humain

Une prise de conscience des impacts de l’éclairage artificiel sur la santé

Auparavant, avec les ampoules à filament incandescent, il n’y avait généralement pas de problème de lumière bleue ou de scintillement. Mais on a éliminé ce type d’ampoule pour des raisons de consommation énergétique.
Suite à l’apparition des éclairages fluorescents à économie d’énergie, la communauté scientifique est devenue progressivement consciente des effets potentiellement nocifs des lumières artificielles. Aujourd’hui la généralisation des technologies leds (écrans, éclairages), avec leur forte teneur en lumière bleue et leur scintillement souvent élevé, font de la lumière un nouvel enjeu de santé et de bien-être

D’ailleurs des organismes comme l’International WELL Building Institute IWBI ou le Buiding Biology Institute (IBN) qui promeuvent les bonnes conditions de vie et travail dans les bâtiments, ont intégré la qualité de l’éclairage parmi leurs critères majeurs.

Plusieurs paramètres « photométriques » peuvent influer le bien-être et la santé. Parmi eux, on peut mentionner: scintillement, lumière bleue, équilibre du spectre lumineux, éblouissement, éclairage insuffisant …

Principaux risques liés aux éclairages et écrans

Le scintillement ou flickering

Le scintillement ou clignotement est un effet stroboscopique, en général non détecté par l’œil. La perception consciente est fonction de la fréquence et amplitude du signal lumineux. Ce phénomène est impliqué dans divers problèmes de santé dont les migraines, la fatigue ou même les crises d’épilepsie. Cela peut aussi générer des déficiences visuelles autour d’équipements industriels potentiellement dangereux (par exemple des machines avec des éléments en rotation).

Si la qualité du réseau électrique 50 Hz peut impacter le scintillement de tous types d’éclairage, certaines technologies y sont prédisposées, notamment les leds. Les fabricants corrigent le problème par les systèmes de pilotage associés (drivers) avec plus ou moins de succès.

Une cause aggravante du scintillement est la « gradation » de la lumière (variation de l’intensité lumineuse). Elle est aujourd’hui très souvent réalisée par un hachage du courant. Ceci génère une succession de pics d’intensité, ce qui a pour résultat un effet stroboscopique d’autant plus important qu’on baisse la lumière. Il est conseillé de ne pas descendre sous 80% de l’intensité nominale pour éviter un flicker excessif.

Scintillement d’un éclairage, filmé au ralenti pour le rendre perceptible à l’œil (fréquence 100 Hz). Source Ondes-Protech

L'excès de lumière bleue

La lumière bleue est une composante du spectre lumineux : les longueurs d’ondes entre 400 nm et 500 nm environ. Elle impacte l’être humain à différents niveaux.

  • Rythme circadien
    Le 1er effet est le risque de perturbation du cycle circadien (rythme jour-nuit). Si la lumière bleue de longueur d’onde supérieur à 465 nm peut avoir des effets bénéfiques en journée, il s’avère qu’une fois le jour tombé, la lumière bleue « trompe » notre cerveau. Elle désynchronise le rythme circadien et impacte le sommeil. 
  • Altération physiologique de l’œil
    Une exposition prolongée à des longueurs d’ondes inférieures à 450 nm peut entrainer des problèmes, notamment sur les cellules maculaires (éléments photorécepteurs situés dans la rétine). Il convient d’être prudent surtout si l’on est sujet à la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou en cas de cataracte.

Le risque lié à la lumière bleue (Blue Light Hazard) est d’autant plus important que la distance à la source lumineuse est faible et que la durée d’exposition est longue. C’est notamment souvent le cas avec un écran de téléphone portable.

Pour en savoir plus sur les effets de la lumière bleue, voici un lien vers un excellent article (en français) issu de l’International Review of Ophtalmic Optics. Il est téléchargeable sur le site atoutsante.ch spécialisé dans la santé au travail.

Le niveau d’éclairement

Un manque d’éclairage peut être préjudiciable, autant au niveau bien-être et sécurité (fatigue et risque d’accidents), qu’au niveau qualité (risque d’erreurs).
Aussi, les normes internationales préconisent des valeurs d’éclairage (en lux) pour les lieux de travail en fonction de chaque type d’activité.

L’éblouissement est la sensation que produisent des fortes différences de niveau d’éclairage. Cela peut entrainer une sensation d’inconfort, une baisse des performances visuelles, et provoquer des céphalées.

image photométrique des niveaux d'éclairement en lux dans un chalet

Image photométrique des niveaux d’éclairage dans un chalet. Source Ondes-Protech

Rayonnement électromagnétique des éclairages

Au-delà des aspects photométriques (lumineux), les éclairages sont aussi une des sources principales de pollution électromagnétique. Ceci est vrai dans les bureaux comme dans les habitats, en basses fréquences principalement… et parfois en hautes fréquences.

Ainsi, une simple lampe de chevet « branchée à l’envers » (inversion phase-neutre) peut suffire à perturber la zone de sommeil. L’idéal est d’utiliser des luminaires blindés ou de procéder à des mises à la terre

On peut aussi citer les systèmes « intelligents » de gestion d‘éclairage de type DALI (Digital Addressable Lighting Interface). Ils sont de plus en plus répandus, et génèrent des pollutions électromagnétiques, même lorsque tout est éteint.

Du côté des hautes fréquences, il est vivement conseillé d’éviter les ampoules connectées (protocoles sans fil type Zigbee ou similaire). Ces équipements rayonnent énormément.

Pour les effets spécifiques des rayonnements électromagnétiques, vous pouvez suivre ce lien.

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